Changements climatiques : engagement à adopter une approche conçue au Nouveau-Brunswick


FREDERICTON (GNB) – Le premier ministre, Blaine Higgs, s’est engagé à atteindre et à dépasser les cibles en matière d’émissions fixées par le gouvernement fédéral à l’aide d’un plan élaboré au Nouveau-Brunswick qui réglemente les grands émetteurs industriels et qui appuie La transition vers une économie à faibles émissions de carbone : le plan d’action sur les changements climatiques du Nouveau-Brunswick de 2016.

« Le Nouveau-Brunswick fait déjà partie de la solution à ce défi mondial que sont les changements climatiques, a déclaré M. Higgs. La taxe sur le carbone du gouvernement fédéral cible injustement nos entreprises et représente un fardeau financier trop lourd pour les résidents ordinaires qui doivent chauffer leur maison en hiver et se déplacer en voiture. »

Le Nouveau-Brunswick a déjà accompli des progrès appréciables en vue de contribuer à l’objectif du Canada de faire en sorte que, d’ici 2030, les émissions soient réduites de 30 pour cent comparativement aux niveaux enregistrés en 2005. Depuis 2005, la province a réduit ses émissions de 24 pour cent, en raison principalement de la fermeture de centrales au charbon ou au mazout, de l’intégration de l’énergie éolienne, de la restructuration du secteur forestier et d’investissements dans l’efficacité énergétique, et elle est en voie d’atteindre l’objectif.

La semaine dernière, le gouvernement provincial a fait savoir qu’il interviendrait dans les contestations judiciaires de la taxe fédérale sur le carbone en Saskatchewan et en Ontario. La province intentera également sa propre contestation judiciaire.

« Ce qui est devenu clair, c’est que le recours du gouvernement fédéral, tel qu’il est proposé actuellement, ne tient pas compte de notre situation économique particulière et nous met dans une situation très défavorable par rapport à nos voisins qui ont été autorisés à établir leur propre système, a affirmé M. Higgs. En tant que gouvernement nouvellement formé qui a hérité de cet enjeu, nous allons demander au gouvernement fédéral de ne pas donner suite à son intention de réglementer nos industries et de nous laisser mettre en place notre système. »

Selon Statistique Canada, les Néo-Brunswickois ont dépensé en moyenne 2122 dollars pour de l’essence et d’autres carburants en 2016, ce qui constitue la deuxième part en importance des dépenses totales des ménages au pays.

De plus, les gens du Nouveau-Brunswick gagnent un salaire moins élevé et dépensent plus pour le transport que les résidents de presque toutes les autres provinces, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Si le recours fédéral est maintenu, les Néo-Brunswickois paieront la taxe la plus élevée sur l’essence au pays d’ici 2022.

Au Nouveau-Brunswick, environ 50 pour cent de la population vit dans des régions rurales. Ce n’est pas le cas ailleurs au Canada, où 81 pour cent des gens vivent dans des régions urbaines.

« Au Nouveau-Brunswick, la réalité est que nous avons l’une des plus grandes proportions de personnes qui vivent dans des régions rurales, ce qui désavantage injustement les résidents du Nouveau-Brunswick », a dit M. Higgs.

Le Plan d’action sur les changements climatiques a été fondé sur les recommandations d’un comité multipartite de l’Assemblée législative. Il prévoit une importance accrue des énergies renouvelables; une approche coordonnée à grande échelle pour l’efficacité énergétique des foyers et des entreprises; et l’élimination graduelle du charbon pour la production d’électricité.

En ce qui concerne les grands émetteurs industriels, le gouvernement provincial a l’intention d’élaborer une approche réglementaire propre au Nouveau-Brunswick qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans désavantager les industries de la province par rapport à la concurrence.

Selon les objectifs fédéraux, le Nouveau-Brunswick doit réduire ses émissions à 14,1 mégatonnes d’ici 2030. En 2016, les émissions de la province étaient de 15,3 mégatonnes, une diminution de 24 pour cent depuis 2005.

Le fait de combiner le Plan d’action sur les changements climatiques et le plan pour les grands émetteurs vise à permettre à la province de dépasser l’objectif du gouvernement fédéral sans taxe sur le carbone.

« Les gens du Nouveau-Brunswick n’ont tout simplement pas les moyens de payer une autre taxe, a dit M. Higgs. Notre plan va nous permettre d’atteindre les résultats que le gouvernement fédéral veut obtenir en tenant compte des défis économiques et géographiques particuliers du Nouveau-Brunswick. Notre plan ne va pas imposer un lourd fardeau aux ménages dans les régions rurales et aux familles qui ne peuvent pas réduire leur consommation d’essence ou de mazout domestique. »